Les plateformes de marchés de prédiction Kalshi et Polymarket ont identifié plus de 100 cas potentiels d'initiés au cours de l'année 2026. Les opérateurs ont transmis de nombreux comptes aux autorités aux États-Unis et dans d'autres régions alors que l'examen de l'activité de marché s'intensifie.
Kalshi a signalé plus de 50 cas suspects, tandis que Polymarket a orienté plus de 90 comptes vers un examen. Malgré le volume élevé d'activités signalées, la Commission des futures sur les matières premières (CFTC) n'a engagé des actions civiles que contre trois traders. Cette divergence a suscité des inquiétudes quant à la capacité du régulateur à gérer efficacement les abus de marché.
Cas spécifiques et litiges réglementaires
Les enquêtes récentes ont mis en lumière des cas précis d'utilisation d'informations non divulguées. Le sénateur de l'État du Minnesota, Matthew Klein, a été signalé pour avoir effectué des transactions sur sa propre course politique. Par ailleurs, un sergent-major de l'armée américaine a fait l'objet d'une poursuite pour avoir prétendument utilisé des informations classifiées concernant l'opération visant à capturer le leader vénézuélien Nicolás Maduro.
D'autres affaires concernent une ancienne opératrice de téléprompteur de la Maison-Blanche accusée d'avoir exploité des informations sur les discours du président Donald Trump. L'ancien congressiste George Santos a reçu une amende de 35 000 $ après avoir placé 17 000 $ de contrats liés à sa présence au discours sur l'État de l'Union.
Le paysage réglementaire reste complexe à mesure que les marchés de prédiction se développent. La CFTC est actuellement engagée dans des litiges juridiques avec divers États concernant la classification de ces plateformes. Alors que la commission affirme sa compétence sur les produits dérivés réglementés au niveau fédéral, plusieurs États soutiennent que les contrats sur les événements sportifs constituent un jeu d'argent illégal.